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Analyser une hausse, du fichier reçu au mémo

Un fournisseur vous envoie son nouveau tarif. Voici comment passer du fichier reçu à un mémo de négociation chiffré, dont chaque chiffre se défend. Les exemples viennent de la base de démonstration : fournisseurs et montants sont fictifs.

  1. 1
    Déposer

    le fichier tel que reçu

  2. 2
    Lire le compte rendu

    ce qui bloque, ce qui alerte

  3. 3
    Valider clé et colonnes

    une fois par fournisseur

  4. 4
    Arbitrer

    les rattachements incertains

  5. 5
    Lire l’analyse

    la hausse qui compte

  6. 6
    Exporter le mémo

    une page pour négocier

Ouvrez Tarifs › Tarifs reçus. C’est une boîte de réception triée par enjeu, pas par date : chaque ligne dit en toutes lettres l’action qui vous attend.

L'écran Tarifs reçus : quatre compteurs en tête, la liste des tarifs avec leur avancement et l'action attendue

Tarifs reçus

Cliquez sur un numéro pour lire ce qu’il désigne.

  1. Déposer un tarif — glissez le fichier du fournisseur. L’outil lit son nom pour proposer le fournisseur, la date d’application et la devise ; vous corrigez si besoin.
  2. Les compteurs — tarifs en attente, arbitrages en file, impact déjà analysé, dépôts attendus non reçus.
  3. Dépôt attendu non reçu — un fournisseur aurait dû envoyer son tarif : c’est votre relance.
  4. Avancement — les six étapes du tarif ; l’étape en rouge est celle qui bloque.
  5. Action attendue — le bouton ouvre directement l’étape à faire, avec le nombre de points bloquants dessous.

Dès le dépôt, l’outil produit un compte rendu. Sa première ligne dit quoi faire :

Verdict Ce que ça veut dire
À corriger avant de poursuivre au moins un point bloque : rien ne sera analysé tant qu’il subsiste.
À lire avant de poursuivre il reste des alertes à acquitter, puis à décider.
Rien ne bloque vous pouvez poursuivre ce tarif.

Les points d’attention sont dits en langage d’acheteur (par exemple : « ce tarif s’applique à une date déjà passée : vérifiez avec l’ERP ce qui a déjà été facturé sur la période »), avec le message exact du moteur dessous.

Deux questions, à trancher une fois par fournisseur, puis mémorisées :

  1. La clé unique d’une ligne : une référence seule suffit rarement (il faut parfois la largeur, l’entité ou le palier de quantité). L’outil propose, vous validez.

  2. La correspondance des colonnes : l’outil reconnaît les intitulés en français, anglais, allemand, espagnol, italien et polonais. Vous confirmez ce qu’il a compris.

  3. Le gabarit validé est versionné : le prochain tarif du même fournisseur passera tout seul. Si la structure du fichier change, l’outil le dit et propose une nouvelle correspondance.

Quand le fichier est ambigu (« 1,000 » vaut-il un ou mille ? un prix est-il « pour 100 » ? « 04/01 » est-il le 4 janvier ou le 1er avril ?), l’outil ne tranche pas en silence : il vous pose la question, avec les cellules concernées et les lectures possibles.

Chaque ligne du tarif doit être reliée à l’article de chaque ERP du groupe. Quand une référence peut correspondre à plusieurs articles, l’outil présente les candidats, ce qui les rapproche et ce qui les sépare. Trois gestes suffisent : valider, rejeter, reporter. Chaque décision est tracée à votre nom et s’annule.

C’est ici que se trouve l’argent.

L'écran d'analyse d'un tarif : hausse annoncée, moyenne simple, hausse pondérée, impact annualisé, bandeaux d'explication et graphiques

Analyse des variations

Cliquez sur un numéro pour lire ce qu’il désigne.

  1. Action attendue — ici : lire l’analyse et exporter le mémo.
  2. Les étapes du dossier — toutes cochées : le tarif est analysé.
  3. Moyenne simple — la moyenne des variations, chaque référence pesant autant. C’est le chiffre que cite souvent le fournisseur.
  4. Hausse pondérée — pondérée par vos volumes : ce que la hausse vous coûte vraiment. Elle dit quelle part des lignes elle couvre.
  5. Impact annualisé — la hausse en euros sur un an, et le nombre de lignes en quarantaine.
  6. Couverture — les lignes non pondérées et la raison (ici, des articles non rattachés à l’ERP) : elles ne sont jamais comptées pour zéro.
  7. Quarantaine — les variations aberrantes sont isolées, à vérifier avant toute diffusion, jamais noyées dans la moyenne.
  8. Concentration de l’impact — le Pareto : quelques références font l’essentiel de la hausse.

La moyenne simple et la hausse pondérée ne disent pas la même chose. Une hausse forte sur des références que vous achetez peu pèse peu ; une petite hausse sur vos plus gros volumes pèse lourd. Essayez :

Moyenne simple ou hausse pondérée ?

Exemple fictif : modifiez les prix et les volumes pour voir les deux chiffres bouger.

RéférencePrix N-1 (€)Prix N (€)Volume annuelVariation
A — gros volume—
B — gros volume—
C — peu acheté—
D — peu acheté—
Moyenne simple—ce que le fournisseur cite souvent
Hausse pondérée—ce que la hausse vous coûte vraiment
Impact annualisé—

Dans cet exemple, le fournisseur peut annoncer « environ 10 % en moyenne » ; sur vos volumes, la hausse coûte un peu plus de 2 %. Inversez les volumes de A et de C pour voir le cas contraire : une moyenne modeste qui cache une forte hausse sur ce que vous achetez le plus.

  • Les classes ABC : vos références rangées par poids dans la dépense annuelle. Une référence dont la dépense est inconnue reste sans classe ; elle n’est jamais rangée en C par défaut.
  • Le comparatif entre entités : le meilleur prix obtenu dans le groupe et l’écart de chaque site. C’est l’argument d’alignement.
  • La hausse théorique par l’indice matière, quand une formule d’indexation est déclarée : si la hausse demandée dépasse ce que l’indice justifie, l’écart devient un argument chiffré.
  • Chaque ligne se déplie jusqu’à la cellule du fichier d’origine.

Le mémo de négociation tient en une page : les arguments, les chiffres, et la source de chaque chiffre. Le dossier de négociation complet y ajoute le bilan acheteur et la demande de reprise au fournisseur ; le bouton Produire le dossier génère le tout en une fois.

Une fois le prix accepté, l’outil vérifie que le prix payé est bien le prix négocié : les écarts arrivent dans « Mes tâches » (première journée).